Vivre de rock and roll et de biére fraîche. Squatter se vieux bar sale qui nous ressemble, avec son odeur acre et son cuir bordeau. Vivre de concerts mythiques et endiablés ou se mélent sueurs et slams, se jetter dans la foule et ne faire plus qu'un avec les décibels qui explosent dans la salle. Dans la foule uniforme qui vibre à l'unisson des guitares et le coeur qui bat aussi vite que le son de la batterie. Vivre de vieux vyniles chinés dans les fripes, de slims usés et troués par le temps et notre euphorie. Se percher sur des bottines vintage et voir le monde de plus haut, plus fort et entendre nosc pas résonner sur les pavés, chercher la plage. Ne plus se souvenir de la veille ou seul le male de crâne persiste et nous rapelle que oui, nous avons bu. Peut être un peut trop, comme toujours. Penser au collége qui est loin et qui ne nous rattrapera pas, pour allé toujours plus loin, peut être travailler un peu plus. Vider paquet sur paquet jusqu'a n'en plus sentir le goût, sentir seulement la fumée qui nous pique les yeux et embaume nos cheveux, nos franges trop longues qui nous coupent le visage. Intensité éphémére d'un train de vie qui passe trop vite, laissant derriére lui des souvenirs plûtot flous mais le papier glacé du polaroid est toujours la pour nous les rappeler. Chanter dans la rue et voir les gens qui se retournent et qui se disent que nous sommes jeunes et que sa nous passera. Mais non, pourquoi le bonheur devrait-il nous lacher, comme notre dignité au bout d'un verre de trop ?

